Bio

Guillaume Chiron est un artiste pluridisciplinaire, musicien et plasticien. Né en 1977 dans l’ouest de la France, il se passionne pour le dessin dès le plus jeune âge, peint, publie des fanzines et organise des concerts. Il s’inscrit à l’EESI, Ecole Européenne Supérieure de l’Image de Poitiers en 1997 et en ressort, le DNSEP en poche, en 2002. Ces années lui permettront notamment d’exposer à la galerie du Triangle à Bordeaux ou à l’Ircam à Paris. Après une brève expérience en tant qu’enseignant en Arts Plastiques, le Confort Moderne, lieu mythique de foisonnement artistique, centre d’art et salle de musiques actuelles, lui propose en 2003, un poste de chargé de l’action artistique et culturelle qui évoluera en 2015 en poste de Curateur Education Recherche. Il y développe notamment un programme de création artistique qu’il intitule “Rencontre du 3ème type”. A ce jour, trois éditions ont été réalisées, parmi lesquelles un projet est particulièrement remarqué dans les médias. Celui-ci ont donné lieu à un disque et un documentaire. Le bon coin forever, création collective menée avec le musicien Emile Sornin du groupe Forever Pavot.

Si, pour la musique, la porte d’entrée au Confort Moderne s’était déjà faite dès 1997 par la scène en tant que musicien, pour l’art contemporain elle se fera dès 2000, lors de ses études en école d’art, par l’intermédiaire d’un stage auprès de Bruno Peinado (exposition Escape). Ce lieu pluridisciplinaire nourrira encore plus intensément sa démarche artistique personnelle.

Sa créativité se révèle dans plusieurs disciplines, notamment par sa deuxième passion, la musique. Il officie dans différents groupes de Rock dont Microfilm. Dans cette dernière formation il abandonne le chant pour se concentrer sur la guitare et assurer l’ensemble du travail plastique, l’environnement visuel de Microfilm étant la marque de fabrique du groupe. La signature artistique du groupe est visuelle, tournée autour du cinéma et de ses dialogues. La spécificité réside d’une part dans le fait que les voix émanent non pas de chanteurs, mais de dialogues samplés, petits bijoux dénichés dans divers films des années 50’s-70’s. Outre la créativité marquée des pochettes de disques, les concerts sont renforcés par l’accompagnement d’écrans qui diffusent des créations vidéo jouées en direct. Ces extraits de films, extrêmement variées et minutieusement choisis, sont entièrement retravaillés faisant appel à plusieurs procédés : films en négatifs repeints image par image à la main, ou adaptés en relief (pour vivre les concerts avec lunettes stéréoscopiques !)… Avec Microfilm, quatre albums seront composés et diffusés et plus de 200 concerts seront joués à travers le monde  (Chine, Belgique, Espagne, Portugal, Suisse).

A l’arrêt du groupe en 2014, Guillaume se recentre sur sa pratique plastique : il se remet à peindre intensivement. Et très vite il reprend sa passion pour le collage à partir de vieux ouvrages, dénichées dans divers vides greniers : s’ensuit une production très intensive qu’il décide de classifier, organiser et mettre en valeur dans deux ouvrages – recueil de collages ; Mangez la banane parlez debout !  qu’il produira lui-même en 2015 et Apprendre avec des pincettes en 2017. A partir de 2016, plusieurs lieux d’expositions lui proposent de présenter son travail tels que Maison Vide à Crugny, Supérette à Paris, la Cartoucherie de Toulouse, la Galerie Grand’Rue ou la Fanzinothèque à Poitiers. Il investit alors les lieux en présentant un ensemble de collages originaux mais aussi des sérigraphies, des tapisseries et divers installations.

Parallèlement à la sortie de ces deux livres, il a notamment créé l’univers visuel ou les pochettes de disques de musiciens : Malik Djoudi, Forever Pavot, Ricky Hollywood, Fiction, Robot Orchestra, Kids are dead, …